CUISINE MALAISIENNE AU TEMPLE BOUDDHISTE KEK LOK SI – PENANG

Cuisine malaisienne : les pau

J’avais d’abord ‘intitulé cet article : Cuisine malaisienne ET Temple bouddhiste, mais il s’avérait trop long. Du coup je l’ai scindé en deux parties, pour deux fois plus de plaisir.

Ce jour-là, notre périple malaisien nous emmène sur les collines de Ayer Itam  ou Air Itam, sur l’île de Penang, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous y allierons culture et plaisir gustatif. Mais oui, c’est possible, surtout lorsque l’on est guidé par un passionné de gastronomie malaisienne, notre guide Charles Steven, dit Charlie, spécialisé dans les tours de food streets de Kuala Lumpur. Alors au programme de ce post, découverte de la cuisine malaisienne (pas tout bien sûr, petits gourmands) aux abords du temple bouddhiste de Kek Lok Si (prononcé Ké Lo Si) et de ses jardins.

Nous sommes donc partis, en bus privatisé de la compagnie KR Travel & Tours dirigée par RajKumar Batumalai (très bon organisateur), de Batu Ferringhi. Cette station balnéaire est le second lieu le plus touristique après George Town, la capitale de cette île située au nord ouest de la Malaisie dans l’Etat du même nom. Longeant la côte,  ses eaux plutôt bleues et ses nouveaux buildings, nous arrivons après 45 minutes vers le célèbre site. Au détour des rues des vieux quartiers, des toits en tôle et des poteaux électriques, nous découvrons d’abord la pagode blanche au toit birman, puis les toits orangés des différents temples pour enfin apercevoir l’impressionnant pavillon hébergeant la statue de bronze de Guanyin, déesse de la Miséricorde pour les bouddhistes de l’Ecole Mahāyāna. Une fois arrivés sur le parking, nous avons un premier aperçu de l’étendu de ce site et de son éclectisme, vraiment éclectique !!

Bon je vous mets la photo mais je n’en suis pas très fière (le temps était morose). Elle vous donne quand même une idée :

Le temple Kek Lok Si Penang

Cuisine malaisienne

Premièrement, ne pas confondre malaise et malaisienne. Les Malais sont un des groupes ethniques composant la Malaisie.

Donc, à peine descendus du bus, Charlie nous dirige vers le restaurant ouvert de la famille Kim Hai Thong. 

Restaurant Kim Hai Thong Penang


Restaurant Kim Hai Thong – Penang

Mais au fait, quelles sont les spécificités de la cuisine malaisienne ?

La Malaisie est un pays multi-éthnique :

  • Malais (62 %),
  • Chinois (25 %),
  • Indiens (10 %),
  • Orang Asli (population autochtone).

Sa cuisine s’est donc enrichie de toutes ces cultures auxquelles on peut ajouter la culture européenne du temps de la colonisation. Ce melting-pot crée une gastronomie aussi variée que succulente et … épicée (souvent, mais pas toujours).

Les ingrédients de base :

  • Piment,
  • pâte de crevettes (belacan),
  • noix de coco (partout sur les étals),
  • sauce soja,
  • curcuma,
  • citronnelle
  • et tofu

 Agrémentés de :

  • riz (congee),
  • de nouilles,
  • de pain sous forme de rotis (crêpes) ou de pau (prononcez paou – boule de farine de blé et d’eau fourrée),

Les repas sont servis avec :

  • de la viande,
  • du poisson
  • ou des fruits de mer

ainsi que des légumes tels que :

  • l’aubergine,
  • les haricots verts,
  • le chou Bok choy,
  • le lotus sacré,
  • le céleri chinois,
  • le gingembre, …

Les fruits sont nombreux sous les tropiques :

  • mangues,
  • papayes,
  • ananas,
  • mangoustan entre autres,
  • et le très prisé et très puant : durian, le nanan local.

Et les pâtisseries ?

Elles prennent ici le nom de Kuih. Il s’agit en fait de petites portions d’aliments sucrés tels que des gâteaux, des sucreries … à base de farine gluante de riz, de tapioca, de génoise, de beignet frit, …

De retour au restaurant

Nous pouvons désormais revenir chez notre restaurateur sino-malaisien. Quelle joie de découvrir de nouveaux mets et de nouvelles saveurs. Le plat le plus étonnant et réjouissant pour le groupe aura été les pau. Ces boules de pain cuites à la vapeur et fourrées, salées (viande, haricot rouge, purée, …) ou sucrées (crème anglaise, noix de coco, cacahuètes, …). Un vrai régal, sûrement bien calorique !!

Tushani a pris un pau aux haricots rouges alors que d’autres se seront aventurés à goûter celui au poulet, à la cacahuète ou encore à la noix de coco.

Le pau malaisien

Le pau malaisien


Cuisine malaisienne : les pau

 Les pau à la confiture de noix de coco et aux haricots rouges

Charlie se fait un plaisir de nous commenter le contenu attirant d’une barquette remplie de petites portions colorées et tentantes. Ecoutons-le :

Les feuilles de bananier et de pandanus sont utilisées en cuisine pour la saveur qu’elles apportent aux mets  ; la feuille de bananier va délivrer tout son arôme et permettre au riz d’obtenir un goût délicat. Quant à la feuille de pandanus, elle va également permettre  d’apporter une coloration verte aux pâtisseries ainsi qu’un goût et une odeur particulièrement agréable aux pandanspetits gâteaux de riz cuit à la vapeur. Délicieux et légers.

Le kaya est une confiture de noix de coco que les Malaisiens tartinent sur leur toast au petit-déjeuner ou ajouter sur leurs petites pâtisseries comme dans la vidéo, sur le riz gluant. On la trouve en supermarché, mais les Malaisiens aiment venir les acheter directement sur les étals des commerçants car elles sont faites maison et sans produit chimique. La contrepartie est qu’il ne faut pas la garder trop longtemps.

Voilà, vous en savez un peu plus sur la surprenante et délicieuse cuisine malaisienne.

Après cet arrêt culinaire, nous prenons la direction du temple. La suite au prochain épisode : ici !!

Nous espérons que cet article vous aidera dans la préparation de votre voyage en Malaisie.

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